Lundi 2 novembre 2009
Après un petit somme bien mérité, l'Atlantique en solidaires reprend ses activités. Son agenda est déjà chargé, puisqu'au programme, nous avons deux manifestations et une assemblée générale.
Jean-Luc lache les avirons pour développer les actions de l'association en direction des écoles, toujours avec Frédérique Lesprit et sous l'oeil bienveillant de notre président François Cabanas.

Prochaine manifestation :

Pour commencer, un concert de soutien à notre association sera donné :

le 19 novembre à 20h30
au Centre Culturel Le Colombier de Ville d'Avray
par le groupe de Jazz désormais bien connu des dagoveraniens SWING 2

Ces retrouvailles festives nous donneront l'occasion de vous présenter nos projets pédagogiques autour de la course Bouvet-Guyane (eh oui, la course change de nom).
Venez nombreux et faites venir vos proches !

Les soutiens sont toujours le bienvenus pour mettre en oeuvre les nouveaux objectifs de l'association et pour boucler le budget de la course 2009.
Ainsi, un nouveau mécène nous a rejoint : ASSOCIANDI (voir rubrique "Partenaires") et nous aidera notamment en matière de recherche de financement et en actions de formation..

Autres manifestations prévues :

Le film de Maguelone Pouget "Aller simple pour Cayenne" sera présenté prochainement dans sa dernière version, plus courte mais tout aussi réussie que la première. Nous vous tiendrons bien entendu au courant.
Enfin, l'assemblée générale de l'association sera organisée avant la fin de l'année. Nous aurons besoin de votre énergie, de votre temps et de votre bonne volonté.
Par l'équipe de l'A.E.S. - Publié dans : Accueil
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Mardi 28 avril 2009
Jean Luc aterrira jeudi à 8h 35 à Orly.

Alors, que tous ceux qui l'ont suivi dans son périple, vibré à ses exploits, se sont ému de ses petites misères, ont été emballés par son enthousiasme et sa zen attitude, tous ceux qui auraient voulu être à Cayenne mais n'ont pas pu, tous ceux enfin qui sont disponibles à cette heure matinale jeudi, soyez à Orly avec cornes de brume, casseroles et cuillers en bois, trompettes, cornemuses, grandes orgues, éléphants, enfin des trucs pour faire du bruit, vos mains pour applaudir, vos pieds pour taper, vos voix pour acclamer, et vos banderolles "Totor t'es le plus fort".

Que la fête soit belle et ça ne sera pas triste Orly, le jeudi, avec ou sans Bécaud.

Didier.
Par Jean-Luc Torre
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Vendredi 24 avril 2009
Une arrivée de folie, au coude à coude avec Patrick Deixonne, que Jean Luc a attendu un quart d'heure, à 6 milles nautiques de l'arrivée afin de passer la ligne ensemble et qui lui grille la politesse sur le poteau. Il faut dire à sa décharge qu'ils risquaient d'être pris par la renverse de courant dûe au changement de marée.

Cela n'a pas gâché la fête et, aux dires de Jean Luc,  l'accueil des guyanais est époustouflant "C'est un peu comme leur vendée globe et à chaque arrivée, les pontons croulent sous la foule".

Sinon, les derniers jours ont vraiment été les plus difficiles et Jean Luc a jeté ses dernières forces dans la bataille, ne dormant en tout et pour tout que 6 heures entre mardi et jeudi. En effet, pour compenser son handicap physique, ne pouvant pas forcer sur son bras gauche, il s'est astreint  à ramer  plus longtemps. Il est arrivé littéralement épuisé.

Nous pourrons d'ici 3 ou 4 jours saluer le retour du héros, qui a tout de même hâte de revoir sa Normandie, pardon, son ile de France et tous les copains, copines, cousins, cousines,oncles, tantes etc. qui ont vibré au rythme de son aventure transocéane. Gageons que l'accueil  sera au moins aussi chaleureux qu'en Guyane.


Didier.

  
Par Jean-Luc Torre
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Vendredi 24 avril 2009
Hier soir, jeudi, peu avant minuit, un bref coup de téléphone de Jean Luc nous apprenait qu'il venait d'arriver. A t'il résisté au retour de Patrick Deixonne ? Comment c'est passée cette dernière journée ? Qu'a t'il ressenti en passant la ligne ? Nous en saurons plus aujourd'hui. Mais nous lui adressons dores et déjà un grand bravo pour sa performance, Jean Luc fait désormais parti du petit club des rameurs transocéanique et c'est super !

Didier.
Par Jean-Luc Torre
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Jeudi 23 avril 2009
La ligne d'arrivée se rapproche et avec elle la délivrance. Mais se sont des sentiments mélés qui se bousculent dans la tête des rameurs, partagés entre le désir d'arriver vite, de pouvoir savourer ce moment de bonheur absolu vers lequel ils tendent depuis tant de mois, les retrouvailles avec les petits copains de jeu que sont les autres concurrents, les organisateurs etc. et l'envie de prolonger l'aventure, peut être déjà un peu de nostalgie qu'elle soit finie,  et l'angoisse du retour à "la vraie vie".

Mais pour Jean Luc, c'est encore à venir car à l'heure où nous écrivons ces lignes, il bataille contre les courants, Patrick Deixonne qui menace sa 6ème place et sa blessure qui ne lui permet pas de donner plus de 50% de son potentiel alors qu'il lui faudrait être au maximum. La dernière ligne droite est la plus longue et il va lui falloir bien gérer son arrivée. Trop nord comme Patrick Hoyau et Mathieu Bonnier et il risque de ne pas pouvoir remonter le courant, trop sud comme Eric Lainé et il se retrouve à la côte avant d'atteindre la ligne. Pour le moment, la trajectoire idéale semble être celle de Patrick Favre et Jean Luc suit le même tracé. Mais lors de l'arrivée de Patrick, les conditions de vents étaient plus favorables...

Non vraiment pas simple cette arrivée qui maintient le suspens jusqu'au bout.


Didier.
Par Jean-Luc Torre
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Dimanche 19 avril 2009

Cette deuxième édition de la Bouvet Rames Guyane est, au dire de tous les observateurs, décidément bien plus difficile que la première. Il faut aux concurrents, composer avec des vents qui n'auront jamais eu  une direction idéale, à savoir de l'est, qui auraient dû les pousser gentiment vers la Guyane. On se souvient que dès les premiers jours de course, plusieurs rameurs avaient été contraints d'accepter la remorque pour éviter de se voir rejeter à la cote du coté de Dakar. Par la suite, les conditions de mer souvent agitée, parfois forte et cahotique, ne permettaient pas les longues glissades et les surfs tant attendus. La nage dans de telles conditions devient vite pénible et demande une débauche d'énergie que Jean Luc est en train de payer aujourd'hui. Depuis quelques jours, le réveil musculaire et articulaire est plus long et il lui faut une bonne demi-heure de massages et de mouvements d'assouplissement notamment au niveau des doigts avant de se mettre aux avirons. Plus embettant, Jean luc ressent depuis 3 ou 4 jours une douleur musculaire au niveau du dos. Il l'a tout d'abord soignée aux anti inflamatoires, mais la douleur est toujours bien présente et le contraint à ralentir le rythme. Heureusement, il devrait atteindre ce soir ou demain le puissant courant de Guyane qui remonte au nord ouest à près de deux noeuds et qui devrait le poretr jusqu'à la ligne d'arrivée.
Jean Luc, comme nous tous, s'est fait beaucoup de souci pour Rémy Alnet. Au moment du chavirage d'Areva, il me disait subir lui même des creux de 4 à 5 mètres, ce qui est vraiment énorme pour de si petits bateaux. Il a suivi le déroulement des opérations de sauvetage de près, tenant à ce qu'on l'appelle régulièrement pour le tenir informé. Il faut dire que, parmis tous les concurrents, Rémy est de ceux qui font l'unanimité quant à sa gentillesse et sa simplicité. Nous sommes aujourd'hui bien soulagé de le savoir en sécurité, même s'il aurait mérité de finir autrement la course. et que penser du traitement de l'information par les grands médias télévisés qui n'hésitèrent pas à le "porter disparu..." Savent ils seulement ce que ce terme recouvre exactement et l'impact que cela peut produire sur les proches...

 

Pour en revenir à Jean Luc, il y a quelques jours, alors qu'i s'était mis à l'eau pour débarrasser sa coque des anatifes qui s'y étaient accrochés au fil des jours, il vit cinq ombres menaçantes venir vers lui. pensant à des requins,  Il ne lui fallut pas longtemps pour sortir de l'eau. Il put alors à loisirs observer les poissons qui mesuraient chacun un bon mètre et conclut qu'il s'agissait plutôt de barracudas. Or on sait que nombre d'attaques d'humains, sont faussement imputées à des requins et sont en réalité le fait de ces sympathiques bestioles qui ressemblent à des brochets géants avec une puissante machoire pourvue de dents acérées.
Soyons rassurés, Jean Luc ne devrait pas avoir à se remettre à l'eau avant l'arrivée, prévue si tout va bien, pour jeudi ou vendredi prochain.

Didier.

Par Jean-Luc Torre
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Jeudi 9 avril 2009




Le vie de jean Luc actuellement, est rythmée par des petits riens qui remplissent la journée et qui lui font dire  que le temps passe vite et qu'il a l'impression d'être parti depuis une dizaine de jours seulement. Il y a le quotidien de monsieur tout le monde, manger, dormir, faire sa toilette etc, auquel se rajoute le quotidien du rameur solitaire, ramer, faire la nav, ramer, régler son safran et sa dérive, ramer, faire fonctionner son gps, ramer, vérifier son déssalinisateur, ramer, se mettre à leau pour nettoyer sa coque, ramer, filmer, ramer, réparer,  son safran, ramer etc. Bref, pas le temps de s'ennuyer.

Et puis il y a les vacations téléphoniques, ces rendez vous quotidiens avec sa femme et ses enfants, qui lui donnent des nouvelles des proches et de tous les amis qui le suivent.  Avec son routeur, qui décripte les fichiers de vents et les cartes de courants fournies par Mercator Océan et qui le positionne par rapport aux autres concurrents. Avec le PC course, tous les trois jours, et enfin, avec les classes qui le suivent depuis le début de cette aventure, et même avant le départ pour certaines  qui sont venues le voir à la base nautique de Sèvres pendant la construction du bateau. Les classes de Frédérique Lesprit et Jean Louis Bray, de l'école Croix Bosset de Sèvres, Les élèves du collège Jean Macé de Suresnes et les enfants du CLSH de Ville d'Avray. ça en fait du monde et des
heures passées au téléphone. 

 

Bref, autant de contacts chaleureux, qui le relient au monde des terriens et qui font que de rameur solitaire, on devient rameur solidaire.

Didier.

Par Jean-Luc Torre
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Mercredi 1 avril 2009
Hier, Jean-Luc, quelque peu surpris de voir que, malgré le mal qu'il se donnait, et l'impression qu'il avait de bien ramer,  n'avançait  pas aussi vite qu'il le souhaitait, décida de vidanger entièrement son ballast qu'il pensait à moitié plein. Quelle ne fut donc pas sa surprise, après avoir dévissé les trappes de visite, de s'apercevoir que le caisson était entièrement noyé. C'est à dire qu'au lieu de trainer 200 litres d'eau de mer comme il le pensait, il y en avait  en réalité 400. Il suppose que les fameuses trappes en principe étanches, ne le sont pas et que, lorsqu'il recevait des paquets de mer , sont ballast se remplissait insidieusement, à l'insu de son plein gré, ayant pour effet d'alourdir le bateau un peu plus à chaque vague.
Depuis qu'il l'a vidé, il a l'impression de voler sur l'eau et entend bien faire fumer ses avirons pour rattraper le temps et peut  être les places perdues, car loin de nous l'idée de faire ici de l'uchronie de mauvais aloi, mais on peut se demander où il en serait sans ce handicap certain.

Mais au fait, qu'est ce qu'un ballast et à quoi cela peut il bien servir ? Vous demandez vous.

C'est un caisson étanche, situé au fond du bateau et que l'on peut remplir pour abaisser le centre de gravité et donc diminuer les risques de chavirer lorsque la mer est mauvaise, vous répond je.

A part ça tout va bien et ce matin, à la vacation qu'il a tous les mercredis avec les enfants de l'espace jeunes de Ville d'Avray, Jean-Luc annonçait avoir découvert une espèce de poisson inconnue jusqu'alors, énorme, avec des écailles marron et du poil sur les oreilles. Il avait commencé à pondre des oeufs de toutes les couleurs. Il pensait le baptiser "poissonus avrilus".


Didier.
Par Jean-Luc Torre
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Dimanche 22 mars 2009
Voilà déjà15 jours et autant de nuits que Jean Luc est parti voguer sur les flots bleus. Ce qui pour certains pourrait représenter la pire des punition, une longue suite de journées identiques et monotones où ramer devient vite une corvée épouvantable, semble être pour lui le summum du plaisir. Il faut dire que c'est l'accomplissement du rêve qu'il  fait tout éveillé depuis plus de trois ans et dans lequel il a su entraîner, en "fédérant les énergies" selon une expression qu'il aime bien, toute sa famille et une bonne bande de copains, qui se sont souvent retrouvés jusqu'à pas d' heure à la base nautique de Sèvres autour de la construction du bateau. 
Les mêmes qui maintenant vivent au rythme de la course, et ont calé leurs horaires en fonction des réactualisations du site de Bouvet Rames Guyane, attendant fébrilement, mal rasés (pour les hommes), pas encore maquillées (pour les femmes),   angoissés à l'idéee qu'il ai pu concéder 0,2 milles sur ses plus proches adversaires et néanmoins amis,  ou surexités comme des puces quand il a pu en grapiller. Selon le résultat du matin, la journée sera belle et ensoleillée ou l'attaché case pèsera 2 tonnes au bout du bras et le café aura décidément un sale goût.

Et que dire des classes qui le suivent et qui l'ont régulièrement en vacation téléphonique, primaires, collèges, lycées, ça en fait du monde qui vit par procuration la belle aventure de notre rameur préféré. Alors manquerait plus qu'il ne s'amuse pas.

Mais rassurez vous, il s'amuse,  il savoure, il se délecte, il apprécie par le menu.  Il goûte l'instant présent avec la jubilation de celui qui sait combien de montagnes il a dû déplacer  pour en arriver là et qui ne laisserait sa place pour rien au monde.
Et nous qui le connaissons un peu, savons que son âme de rêveur impénitent sait s'émerveiller d'un coucher de soleil sur un horizon vierge, de la beauté sauvage d'une vague un peu plus haute que les autres, de la tiedeur de la brise de nuit lorsque la mer est calme et la lune pleine.
Alors profite Jean luc et reviens bientôt nous raconter avec le talent qui est le tient tout ce que tu auras vécu d'instant magiques.
C'est pour ça qu'on t'a laissé partir.


Didier.
Par Jean-Luc Torre
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Mercredi 11 mars 2009
          Ce matin, notre rameur préféré était 3ème. Ce soir, au classement de 18h, il est 2ème. Quand on sait que Patrick Favre a une pénalité de 48h puisqu'il n'était pas présent au prologue de l'ile de Ré en octobre dernier, Jean Luc est donc...attendez, je compte sur mes doigts qui sont également occupés à taper ce texte...hum...tap...tap...tap... 2 moins un égal...sauf erreur, il est virtuellement ....euh ? premier ? Bon, aller, rien n'est joué et comme le dit si bien notre modeste et sympathique candidat, "j'ai fait un bon début de course". Et comme le disait  également la mère de Napoléon Bonaparte (une arrière grand tante à nous) : "pourvou qué ça doure"



                               De gauche à  droite : Arielle Casssim, Eric Lainé, Jean Luc et Patrick Favre


          La veille du départ, Arielle Cassim, journaliste à RFI, dans son émission "le quotidien de la mer" (tous les jours à 11h33) avait invité devinez qui, le podium du jour. Si ça, ce n'est pas un scoop journalistique ! Mais peut être avait elle des infos de première main.

          Ce soir au téléphone iridium, Jean Luc nous disait qu'il avait hâte de toucher les alisés de Nord Est qui allaient enfin le propulser vers l'ouest. Il avait un vent oscilliant en force, avec parfois des rafales à force 6 qui levaient vite un clapot désagréable. Mais le moral était bon et après avoir pris un peu de repos, il comptait reprendre les avirons dans la nuit.

Didier.
Par Jean-Luc Torre
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